Arnaud Patron – « Métro, huis-clos, dodo »

Mardi 22 mars 2016

  « Métro, huis-clos, dodo » est une pièce de théâtre écrite par Arnaud Patron qui se joue au Théâtre Le Proscenium. Dans cette comédie sortant de l’ordinaire on retrouve Julie Bardinat, Emilie Cren, Victor David, Aubin des Mazery, Alix Lafosse, Sarah Le Lay ainsi qu’Arnaud Du Songe.

  D’un côté une fille naïve, interprétée par Alix Lafosse, et sa mère qui ne cesse de lui faire des reproches, jouée par Julie Bardinat. De l’autre un jeune homme, interprété par Arnaud Du Songe, qui se dispute avec une jeune femme jouée par Sarah Le Lay. Le tableau était ainsi dressé et le public se retrouvait plongé dans l’ambiance du métro parisien qu’il connaît si bien. Ce que découvrent les spectateurs est l’envers du décor de la RATP qui est en fait une confrérie spéciale avec un ordre et une hiérarchie. Entre alors en scène Victor David interprétant un personnage qui découvre ce nouveau monde dont il veut faire partie grâce à sa supérieure jouée par Emilie Cren.

  Le public découvre ainsi les vraies raisons des pannes et des retards de nos moyens de transports publics puis l’enjeu de la comédie se pose. Les quatre premiers personnages qui prenaient le métro se retrouvent coincés dedans, nos deux derniers personnages vont alors tout faire pour qu’ils s’en sortent, puisque le métro est loin d’être un endroit tranquille et paisible une fois la nuit tombée, en demandant l’aide d’un personnage étrange interprété par Aubin des Mazery. Le métro n’est pas aussi paisible qu’on le pense, des dangers y rodent avant que l’aube ne vienne se répandre, et les spectateurs suivent les péripéties de tous ces personnages.

  Les protagonistes de cette histoire se dévoilent peu à peu et l’on comprend mieux leurs relations, les tensions qui existent entre eux. Ils ont une vraie psychologie derrière et l’on comprend rapidement qu’ils ne sont pas comme ils sont simplement parce que c’est dans leur nature mais parce que c’est la vie et les expériences qu’ils ont vécues qui les ont fait devenir ainsi. On découvre donc tout ce qui les a fait devenir ainsi mais de façon intelligente et fine jusqu’à ce que la chute tombe. Une chute surprenante à laquelle on ne s’attendait pas une seule seconde et qui nous met face à la réalité tragique des choses. 

  Avec « Metro, huis-clos, dodo », on se retrouve donc plongé dans un autre monde qui nous fait voyager dans une ambiance vacillant entre le fantastique, la science-fiction, l’absurde et le théâtre. On sent par exemple du Ionesco dans un dialogue où trois conversations différentes s’enchainent sans lien direct entre elles mais ont finalement du sens ensemble sans pour autant devenir une cacophonie.

  En plus d’avoir une histoire très travaillée et réfléchie, le texte est également très bien écrit presque poétique sans jamais en devenir pompeux. Les personnages qui paraissent vrais et contemporains parlent d’une façon belle et intelligente, presque lyrique, mais sans que le public ne s’en rende réellement compte. Les spectateurs sortent de la salle avec le sentiment d’avoir suivi une vraie histoire pleine de sens, et ne regrettent pas une seule seconde d’être venue au théâtre plutôt que d’être resté chez eux devant la télévision, puisque ce qu’ils ont vus sur scène était bien mieux.

  Cette pièce de théâtre imaginative et dynamique touche un large public qui est captivé par l’histoire qui se déroule sous ses yeux. Une histoire pleine de second degré mais qui paraît réelle.

  Surprenante et inventive « Metro, huis-clos, dodo » est une comédie qui vaut le détour tant elle est originale. Vous ne trouverez pas une pièce semblable qui se joue actuellement dans les théâtres parisiens. C’est frais, c’est jeune et cela redonne espoir dans le théâtre français, prouvant qu’il n’est pas mort et qu’il peut se renouveler. Si vous voulez vous laisser impressionner par cette pièce de théâtre drôle et intelligente il ne vous reste plus qu’une seule date, celle du mardi 29 mars au théâtre du Proscenium !

Victoire Panouillet

 

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Tag(s) : #Pièce de théâtre

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